Cette semaine, c'est la lecture d'un article paru dans Les Echos de la Franchise traitant des relations entre enseignes, e-commerce et réseaux sociaux qui a retenu mon attention.
Il part du postulat que ne pouvant plus miser sur la croissance du pouvoir d’achat, les enseignes se concentrent sur la relation avec des clients chaque jour plus connectés. L’heure est à l’intégration du magasin dans un système virtuel de plus en plus complexe, la finalité n’étant plus au seul multicanal, mais aux stratégies « omnicanal ».
Philippe Bertrand, l'auteur, cite une récente enquête prédisant que dans cinq ans, les magasins « en dur » ne réaliseront plus que 63 % des ventes, contre 91 % aujourd’hui.
A l’évidence, la croissance se fera sur Internet.
« En période de crise, la progression des ventes ne proviendra pas de la croissance et de la hausse du pouvoir d’achat. Il faut gagner des parts de marché, faire consommer plus le client fidèle, faire acheter plus souvent le client non fidèle et conquérir le non-client », explique Peter Sachse, président de Macys.com, la division Internet de la chaîne américaine de grands magasins. « Auparavant, nous envoyions 2,8 milliards de courriels par an. A chaque envoi, les messages étaient identiques ou presque pour tous les clients. Aujourd’hui, nous expédions 500.000 messages individualisés et personnalisés. Nous connaissons le client qui nous "parle" à travers les données numériques. Nous en récoltons autant aujourd’hui en vingt-quatre heures qu’en 2003 pendant toute l’année ».
Une première occasion de s'arrêter sur ces chiffres, mais de ne pas s'endormir sur ses lauriers. Citant Riccardo Sperries, patron de l’informatique de la chaîne d’épiceries allemande Kayser’s qui souligne la montée en puissance des réseaux sociaux et prévient :
« Le courriel n’est déjà plus un média important pour les jeunes générations. »
A peine déployées, les nouvelles stratégies doivent s’adapter...
A méditer ...



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